Activités judiciaires


Tambour de la petite salle d'audience du Palais des droits de l'homme
08/06/26

Le 15 juin 2026, un collège de cinq juges examinera les demandes de renvoi devant la Grande Chambre de six affaires.

Roof of the Human Rights building (detail)
29/05/26

La CEDH a communiqué au gouvernement italien les affaires Y c. Italie et Z c. Italie.

Les requêtes ont été introduites par des personnes se présentant comme des victimes de l'ancien chef de la police libyenne, Osama Elmasry Njeem. Les deux requêtes concernent une allégation de non-exécution par les autorités italiennes d’un mandat d’arrêt délivré par la Cour pénale internationale (CPI) contre Osama Elmasry Njeem, accusé de crimes contre l’humanité. M. Njeem a été arrêté en Italie en janvier 2025, mais a été rapatrié en Libye peu après.

La notification d’une affaire est l’étape de la procédure devant la Cour consistant pour cette dernière à informer un Gouvernement qu’une requête dirigée contre lui est pendante et à lui demander des informations complémentaires. La notification ne signifie pas qu’une affaire est recevable ni qu’il y a eu violation de la Convention européenne. La décision de la Cour sur l’affaire intervient à un stade ultérieur.

L'aile droite du Palais des droits de l'homme en hiver (détail)
28/05/26

Dans l’affaire Tožičková c. République tchèque, la Cour a conclu à la violation du droit à la liberté d’expression.

L’affaire concernait l’interpellation d’une journaliste lors d’une éco-manifestation dans une mine de charbon, et plus précisément dans une zone signalée comme interdite d’accès.

La Cour a jugé que les juridictions nationales n’avaient pas fourni de raisons suffisantes pour justifier l’interpellation de la requérante, qui a eu pour effet principal de l’empêcher, d’une part, d’exercer son travail de journaliste et de communiquer au public les informations sur une question d’intérêt général et, d’autre part, d’assumer son rôle de « chien de garde » rendant compte du comportement dont la police faisait preuve à l’égard des manifestants. L’interpellation de la requérante ne répondait pas à un besoin social impérieux et ne saurait être considérée comme nécessaire dans une société démocratique, eu égard également à la marge d’appréciation restreinte dont bénéficiait l’État en l’espèce.

L'escalier dans le hall central du Palais des droits de l'homme
26/05/26

Dans l’affaire J.B. c. Grèce, la Cour a conclu à la non-violation du droit à un recours effectif combiné avec l’interdiction des traitements inhumains ou dégradants.

L’affaire concernait le renvoi potentiel d’un ressortissant syrien de la Grèce vers la Türkiye en application de la déclaration UE-Türkiye, qui visait à stopper le flux de migration irrégulière vers l’Europe via la Türkiye.

La Cour a jugé que les autorités avaient procédé à un examen approfondi de la demande d’asile du requérant. Elle a constaté que celles-ci avaient pris en considération les conditions auxquelles il pouvait être confronté en Türkiye, ainsi que les risques spécifiques qu’il alléguait encourir en cas de renvoi, qu’elles avaient consulté un large éventail de rapports et de statistiques et qu’elles avaient examiné l’ensemble cohérent d’assurances et de mécanismes de surveillance qui font partie de la déclaration UE-Türkiye. Elle observe qu’au stade judiciaire, le requérant a bénéficié d’une assistance juridique et a pu contester la conclusion selon laquelle la Türkiye était un pays tiers sûr pour lui. Elle relève enfin qu’il a reçu une réponse détaillée à ses arguments, y compris aux rapports qu’il a produits devant les juridictions nationales.

La Cour a jugé en outre qu’il y avait eu violation concernant les conditions de détention en ce qui concerne la détention de l’intéressé au commissariat de police.

Transparence et rayonnement


Premier Forum européen des défenseurs des droits de l’homme liés à l’environnement - 03-04/06/2026
08/06/26

Les 3 et 4 juin 2026, le tout premier Forum européen des défenseurs des droits de l’homme liés à l’environnement a été organisé par le Conseil de l’Europe à Strasbourg. Il a rassemblé quelque 400 défenseurs des droits de l’homme liés à l’environnement, lanceurs d’alerte, représentants institutionnels et décideurs politiques de toute l’Europe.

Dans le message vidéo qu’il a adressé aux participants et qui a été diffusé lors de l’ouverture officielle, le président de la Cour, Mattias Guyomar, a noté que le changement climatique constituait une grave menace pour la jouissance effective des droits de l’homme, voire pour la survie de l’humanité, comme la Cour européenne des droits de l’homme l’a reconnu dans son arrêt de Grande Chambre de 2024 dans l’affaire KlimaSeniorinnen Schweiz et autres c. Suisse. Soulignant le rôle important que jouent les entités collectives et les organisations non gouvernementales dans la protection de l'environnement, le président Guyomar a évoqué les obligations positives que le droit à la vie et le droit au respect de la vie privée font peser sur les États.

Le juge élu au titre de l’Albanie, Darian Pavli, a pris part à une séance consacrée à la compréhension des défis et des risques auxquels sont confrontés les défenseurs des droits humains et de leur rôle dans la gouvernance environnementale. Se référant à la jurisprudence de la Cour, en particulier aux arrêts KlimaSeniorinnen Schweiz et autres c. Suisse et Greenpeace Nordic et autres c. Norvège, il a évoqué la contribution qu’apportent les organisations non gouvernementales à la promotion de la protection de l’environnement.

L'équipe gagnante du 14e concours de plaidoiries Helga Pedersen 2026 - 05/06/2026
05/06/26

Les étudiants de l’équipe de l’université nationale de Kyiv-Académie Mohyla, Ukraine, ont été déclarés vainqueurs du concours de plaidoiries Helga Pedersen 2026, à l’issue de la finale qui les opposait à des étudiants de la Faculté de droit de l'université de Maastricht, Pays-Bas.

Il s’agissait de la 14e édition de cette compétition de procès fictifs, dont la dernière phase s’est tenue à Strasbourg du 1er au 5 juin 2026. Le concours, qui consiste en une simulation de procédure devant la CEDH, est ouvert aux étudiants en droit et se déroule en anglais. Il est organisé conjointement par le Conseil de l’Europe et l’Association européenne des étudiants en droit (ELSA).

Dix-huit équipes universitaires issues de 13 pays (Allemagne, Autriche, Azerbaïdjan, Géorgie, Italie, Lituanie, Pays-Bas, Portugal, Roumanie, République slovaque, Royaume-Uni, Suisse et Ukraine) qualifiées après plusieurs mois de préparation de mémoires écrits et d’épreuves régionales, se sont affrontées pour atteindre la finale dans une affaire fictive portant sur les comportements criminels dans le cyberespace, les outils d’intelligence artificielle dans l’administration de la justice, et le droit à un procès équitable.

À venir


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Prochains arrêts et décisions


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